Le Déjeuner en fourrure 1936

"Le Déjeuner en fourrure", Meret Oppenheim, 1936

 

MAN RAY EROTIQUE VOILEE 1933

Je croyais ne pas connaître Meret Oppenheim, hors j’avais tort ! Nous avions en effet étudié son oeuvre « Déjeuner en fourrure » lors de mes études d’Art Appliqués. Problème : je connaissais cette oeuvre, s

on importance, mais je ne remettait jamais la main sur l’auteur. Il s’agissait donc de cette artiste rattachée au mouvement surréaliste, j’ai nommé Meret Oppenheim (née en 1913, décédée en 1985). Comment l’ai-je replacée ? Grâce à un article sur l’exposition Rétrospective en son honneur publié dans Art Magazine. Et là j’ai eu une révélation : comment ai-je pu oublié le nom de l’auteur d’une oeuvre dont on nous a tant parlé ? Et bien, c’est simple, c’est une « artiste d’artiste ». Une artiste très reconnue dans le milieu, et appréciée de ses congénères, mais oubliée du grand publique. Une anti-Picasso en somme.


J’ai donc visité avec joie cette exposition qui lui était consacrée au LaM de Villeneuve d’Ascq, afin de comprendre son univers et découvrir ses autre créations, dont on ne parle pas souvent. 
L’artiste, qu’on qualifie de secrète, est une touche-à-tout : d’abord muse surréaliste de Man Ray ( à gauche "Erotique Voilée", Man Ray, 1933), elle s’attaque à la sculpture, le dessin, la peinture, la photographie, le bijou (un de ses collier m’a d’ailleurs inspiré cette parure). Cependant, on ne retiendra que ce fameux « Déjeuner en fourrure », produit alors qu’elle n’a qu’une vingtaine d’années. Je trouve cela vraiment dommage, mais c’est le cas pour pas mal d’artistes, qui pourtant traversent plusieurs périodes, et qui sont souvent catégorisés.

L’exposition est classée par thème, ce qui aide le spectateur à comprendre les différents concepts traités par l’artiste. J’ai trouvé que ça changeait un peu du classique ordre chronologique, sans que ce soit le foutoir nonplus, bref, c’était plutôt bien vu. Petit passage en revue des thème de l’exposition avec mes oeuvres préférées.

 

Autoportrait 1964

"Autoportrait", Meret Oppenheim, 1964

« Les autoportraits énigmatiques », basés sur le fait que Meret n’utilisais presque jamais son image pour ses autoportraits, ou l’utilisais de façon détournée comme ici via une radiographie, et s’est même identifiée à Geneviève de Brabant (une figure légendaire du VIII ème siècle qui fut chassée dans les bois car on l’accusait d’adultère). 

« Le jeu comme stratégie » : on trouve notamment des cadavres exquis et une oeuvre composée d’un d’échiquier, en hommage à Marcel Duchamp.

« Les rêves et l’inconscient », un des sujet phare du groupe surréaliste.

« En dialogue avec la nature », une conviction pré-écologiste en rapport avec son enfance passée à la campagne.

Squirrel 1969

"Squirrel", Meret Oppenheim, 1969

« Objets érotiques », un mélange subtil d’objets du quotidien et d’une petite touche de provocation.

« Les traces de l’invisible », où l’artiste utilise notamment le nuage comme outil du réel/irréel.

« Les interférences entre l’image et le texte », grâce aux poèmes et aux textes, Meret Oppenheim va plus loin dans son oeuvre en liant les mots et le visuel.

gloves 1985

"Gants", Meret Oppenheim

« Métamorphoses », une partie très importante dans l’oeuvre de l’artiste car c’est un sujet récurrent pour elle, de plus elle présente la partie mode et bijoux de celle-ci.

Alice

 "Meret Oppenheim : Retrospective", jusqu'au 1er juin 2014, Lille métropole musée d'art moderne d'art contemporain et d'art brut, Villeneuve d'ascq